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Tigre doré

Le tigre doré est une rare variante de couleur due à une mutation appelée rufinisme. Le pelage de ces félins est d'un fauve-doré clair, rayé de brun, et les zones blanches sont plus importantes que chez les tigres ordinaires. Ils peuvent conserver un peu de noir, en particulier au niveau de la tête et de la queue. Le gène récessif à l'origine de la couleur des tigres dorés semble lié à celui qui cause le leucistisme des tigres blancs, et surtout présent dans les lignées comptant des tigres blancs sans rayures. Au sein des portées contenant des tigreaux dorés, il est très fréquent de trouver aussi des petits blancs ou roux. De fait, la couleur de ces tigres semble due au fait que leur mutation cause un élargissement de la partie blanche à la base du poil, rendant la fourrure plus claire. Elle est également plus douce que celle des tigres ordinaires. Comme leurs congénères blancs, les tigres dorés sont généralement plus grands que la moyenne de la sous-espèce dont ils descendent, le tigre du Bengale.

A l'état sauvage, on ne connait que très peu de cas de tigres dorés, alors qu'on a vu des tigres blancs chez la majorité des sous-espèces. La peau d'un tigre de la Caspienne doré tué en Iran est conservée au British Museum à Londres. Le tigre de la Caspienne est aujourd'hui éteint, mais peut être le gène existe-t-il encore chez le tigre de Sibérie, sous-espèce proche. Certains tigres dorés captifs sont décris comme des tigres de Sibérie. Il s'agit en réalité d'hybrides entre cette sous-espèce et le tigre du Bengale. La plupart des tigres dorés sauvages recensés, quasiment tous au début du XXème siècle, étaient en effet des tigres du Bengale. Les deux derniers connus ont été abattus en Inde en 1932.

C'est également en Inde que semblent être nés les premiers tigres dorés captifs, en 1979, mais la nouvelle n'a pas dépassé les frontières du pays et ces tigres n'ont pas eu de descendants connus de la même couleur. Josip Marcan, dompteur de fauves spécialisé dans l'élevage de tigres aux pelages atypiques, a également obtenu des petits dorés en croisant un tigreaux roux porteur de la mutation importé du Pakistan avec les félins qu'il possédait, beaucoup blancs ou porteurs du gène blanc. Cette lignée existe toujours, essentiellement dans les cirques. Mais la lignée la plus prolifique, dont descendent la grande majorité des tigres dorés actuels, est celle de Bhim, tigre blanc hybride Sibérie/Bengale. Le premier tigreau doré dont la naissance a été confirmée en captivité est né en 1983 au zoo de Cincinnati, aux Etats-Unis, de l'accouplement de Bhim avec sa soeur Kamala, rousse mais porteuse du gène blanc. Bhim aura un autre petit doré, une femelle nommée Sona, avec une autre tigresse rousse porteuse du gène blanc, Indira. Croisée avec ses frères, Sona donnera naissance à plusieurs tigreaux dorés.

L'élevage du tigre doré est complexe. On connait mal le gène à l'origine de sa couleur. Il est par conséquent plus rare que le tigre blanc, dont le fonctionnement de la génétique a été bien compris, bien qu'ils fassent partie des mêmes lignées. On estime entre 50 et 100 le nombre de tigres dorés dans le monde, tous en captivité. Il en existe une trentaine dans différents zoos et sanctuaires aux Etats-Unis. En Australie on en compte 2, frère et soeur nés en 1998 d'un père blanc sans rayure et d'une mère rousse, dont la naissance et la croissance ont été bien documentées. Les zoos européens comptent bien moins de tigres dorés que les zoos américains. Ces félins sont moins d'une dizaine dans les établissements européens : un mâle en Angleterre, un autre en Allemagne, un en Suisse, une femelle en Espagne, et trois sont nés ces dernières années dans un zoo danois. Le nombre de tigres dorés dans les cirques nord-américains et européens est inconnu, mais rien qu'en France plusieurs en possèdent.

Rares et beaux, les tigres dorés ont du succès. Comme les tigres blancs, on tente donc de les élever afin d'attirer les foules, et comme pour les tigres blancs, on fait cela parfois au dépend de la santé des animaux. Il suffit d'observer les croisements à l'origine de la principale lignée actuelle de tigres dorés. Bhim, le tigre blanc père des premiers tigreaux dorés attestés en captivité, était déjà lui-même plus ou moins consanguin. Sa grand-mère Mohini, première tigresse blanche en Amérique du Nord, était en effet issu de l'accouplement de Mohan ( voir article ), ancêtre de tous les tigres blancs captifs, avec sa propre fille. C'est ensuite d'accouplements de Bhim avec ses soeurs que sont nés les premiers tigreaux dorés captifs, et sa fille Sona a été croisée avec ses frères afin de perpétuer cette couleur. Les tigres dorés sont donc fortement consanguins, et en souffrent : problèmes au niveau du bassin et de la base de la colonne vertébrale sont très fréquents chez eux et ils sont plus fragiles que les tigres normaux. Le prix de la beauté . . . 

Commentaires (3)

1. ServalLil 01/02/2014

[http://sphotos-h.ak.fbcdn.net/hphotos-ak-ash4/300748_2134229928498_8264998_n.jpg]
Ces infos sont merveilleuses à mes yeux et je vous remercie de m'avoir fait découvrir le tigre doré

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