$(document).ready(function(){ accordeong(); chargementmenu(); });

Guépard royal

Un certain nombre de pelages atypiques ont été recensés chez le guépard. Le plus connu de ces mutant est certainement le guépard royal. Un peu plus grand qu'un guépard ordinaire, il présente un pelage dont les taches élargies se fondent en lignes parallèles le long de la colonne vertébrale et en belles marbrures sur le reste du corps. Cela donne à son pelage une tonalité plus foncé qu'à celui des guépards ordinaires. La mutation à l'origine de cette fourrure marbrée est probablement le pseudo-mélanisme.



C'est en 1926 au Zimbabwé qu'est enregistrée pour la première fois par un européen un cas de guépard royal. Il s'agit d'une peau. On recense 22 peaux entre 1926 et 1974. Plusieurs observations de spécimens vivants ont également lieu dans la nature. En 1987, on recensait déjà 38 cas. La première photo est prise en 1975. Il s'agit d'un guépard royal vu à l'état sauvage dans le célèbre parc Kruger, en Afrique du Sud, qui est également connu pour être la terre des tout aussi rares lions blancs.



Il existe alors un débat : qu'est-ce que le guépard royal ? Une espèce à part, pense d'abord le naturaliste Pocock en 1927 : Acinonyx rex. Mais, par manque de preuves, il se rétracte en 1939. Une peau semblant représenter un intermédiaire entre guépard royal et tacheté, acquise en 1928 par lord Rotschild, fait elle penser à Abel Chapman qu'il s'agit simplement d'une variante du guépard. On pense aussi un moment qu'il pourrait s'agir d'une nouvelle sous-espèce de guépard, Acinonyx jubatus rex, car tous les guépards royaux sont originaires de la même région de savanes boisées s'étendant essentiellement sur le Zimbabwé, le Botswana et l'Afrique du Sud. Certaines hypothèses issues de la tradition populaire font même état d'un hybride.



Le problème est finalement résolu en 1981. En mai de cette année-là, deux guépardes soeurs, détenues par le De Wildt and Wildlife Cheetah Center, en Afrique du Sud, mettent bas. Le père est un mâle capturé dans la nature dans la région du Transvaal, où ont été reporté des cas de guépards royaux. Les 2 portées contiennent chacun un guépard royal au milieu des petits tachetés. Il est par là établi que le guépard royal est issu d'une mutation récessive. Deux parents tachetés tous deux porteurs de la mutation pourront donner naissances à des guépardeaux présentant le motif marbré, et deux guépards royaux n'engendreront que des guépards royaux.



Mais quelle utilité peut donc avoir un tel pelage pour un guépard ? On peut déjà constater que les marbrures rendent la fourrure du guépard royal plus foncée que celle des guépards ordinaire, tachetés. Par ailleurs, ils n'existent que chez une seule sous-espèce, le guépard d'Afrique du Sud ( Acinonyx jubatus jubatus ), et uniquement dans les régions dont le milieu se compose surtout de savane boisée. Dans ce milieu plus couvert, un pelage sombre n'est plus un inconvénient et les guépards royaux, pourvus d'un meilleur camouflage que les guépards tachetés plus clairs et donc plus visibles, sont avantagés. Cette mutation, qu'on retrouve toujours aujourd'hui à l'état sauvage bien qu'elle soit rare, est donc un élément d'adaptation du guépard à un milieu différent de celui qu'il occupe habituellement. C'est l'évolution en marche.


Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site