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Fauves de cirques

Photos et vidéos par la webmastrice Lena_Panthera, prises dans 2 ménageries de cirques en mai 2010 et mai 2013, utilisation sans accord interdite

 

Depuis le 19ème siècle, le cirque dit traditionnel met souvent en avant ses animaux. Tout cirque se doit d’avoir sa ménagerie, et celle-ci ne sera que plus attrayante si elle compte des animaux exotiques. Bien souvent, les vedettes sont les grands félins. Les plus courants sont lions et tigres, mais panthères, pumas, plus rarement panthères des neiges ou guépards peuvent aussi être utilisés dans les numéros de dressage. Le domptage de fauves est une des activités traditionnelles du cirque, et un bon dompteur peut devenir très célèbre. Ce sont bien souvent eux et leurs félins que l’on voit sur les affiches. Ils attirent des spectateurs curieux et admiratifs : comment peut-on parvenir à dominer un animal si puissant et à le faire obéir ?

 

 

Pour réussir à mettre en place son numéro, le dompteur doit établir une relation de dominant à dominés avec ses fauves. Tout le monde aura entendu parler de l’utilisation de la violence pour en parvenir là. Et certes, de telles pratiques ont existé, et persistent. La peur peut être un moyen de faire obéir un grand félin. Mais se sentant menacé, il restera sur la défensive, et donc dangereux. Ces méthodes s’employaient surtout lorsque les dresseurs se retrouvaient face à des félins déjà adultes, fraichement capturés, bien sauvages. C’est aujourd’hui très rare. Les félins de nos cirques naissent en captivité. L’idéal est d’établir avec eux une relation de confiance, de s’imposer plus en douceur. Pour cela, ils sont bien souvent pris à leur mère dès leur plus jeune âge et élevés au biberon par le dompteur. Ils apprennent ainsi à le considérer comme la figure dominante, car c’est lui qui les éduque. Ensuite, l’apprentissage des tours se base sur un système d’associations : tel ordre, tel geste, une récompense s’il est bien effectué. Il est des cirques où la violence s’utilise toujours dans le dressage, mais ils sont bien plus rares qu’autrefois.

 

 

Ce qui défraye la chronique de nos jours, ce sont plus souvent les conditions de vie de ces animaux. On voit circuler sur le net des photos de grands félins dans des cages de transport minuscules, avec à peine où marcher un peu, parfois sans eau, sans litière. Oui, ces conditions existent. Toutefois, n’oublions pas que ces félins sont le gagne-pain des dompteurs. Il vaut mieux pour eux en prendre soin. Le dressage est long a effectuer, et un animal perdu sera difficile à remplacer. Et puis avouons le, la plupart des ces hommes aiment ces bêtes qu’ils ont vue naître, et les félins eux aussi tiennent à leurs dompteurs. Il n’y a qu’à parfois voir leur réaction dès que leur dresseur apparaît : le lion se redresse, le tigre s’agite, la panthère va jusqu’à se frotter affectueusement à la main du dompteur à travers les barreaux de la cage . . . 

 

 

Dans leurs si petites cages, ces grands félins font pitié, c’est certain. Tous sont transportés dans les mêmes conditions : dans ces camions bien trop petits par rapport aux grandes étendues foulées par les congénères sauvages de ces animaux. Mais rappelons qu’ils ne connaissent que cela, y sont nés. Des tests ont montré que les lions d’un cirque n’étaient pas forcément plus stressés que ceux d’un zoo. Par ailleurs, de plus en plus d’établissement mettent, lors des arrêts, de petits enclos à disposition de leurs félins, où ceux-ci pourront se dégourdir les pattes. Le cirque se modernise et fait des efforts pour le bien-être de ses bêtes, dans un monde où la condition animal est de plus en plus importante aux yeux des gens.

 

 

Une dernière chose peut encore attirer notre attention : l’utilisation pour attirer les spectateurs de félins aux pelages atypiques ou d’hybrides. Les tigres blancs sont les plus courants. Pour maintenir la couleur dans la lignée, des accouplements consanguins, entre félins apparentés, sont régulièrement pratiqués. Cela peut entraîner des fragilités et des problèmes de santé chez les petits. Un de ces soucis assez courant et bien visible chez les tigres blancs est le strabisme ( ils louchent ). Quelques tigres dorés, couleur plus rare et présente chez des félins encore plus consanguins, existent également dans les cirques français. Les lions blancs font également leur apparition. Moins fréquents, moins connus du public, ils attirent. Un seul cirque français présente pour le moment un lion blanc dans son spectacle, mais il n’est pas le seul à en posséder. Un cirque connu présente également des ligres, hybrides nés de l’union d’un lion et d’une tigresse. Les hybrides sont étranges pour beaucoup de gens, rares, et par conséquent attirent. 

 

 

Pour beaucoup d’amoureux des félins, la vision d’un de ces superbes animaux derrière les barreaux d’une cage dans une ménagerie de cirque déclenchera la colère. Ces conditions de vie ne sont pas l’idéal pour de grands félins, et beaucoup développent des comportement stéréotypés, par exemple tourner en rond inlassablement. Les cirques sont toutefois de plus en plus nombreux à faire des efforts pour rendre leurs félins plus heureux, par exemple en leur installant des enclos extérieurs, et les méthodes de dressage ont évolué, même si des débordements peuvent toujours exister. Quant aux pelages atypiques pour attirer les gens . . . de nombreux zoos ne font-ils pas la même chose ?

 

 

Nombre seront contre les cirques avec animaux, d’autres les défendront, d’autres resteront neutres. Quoiqu’il en soit, les grands félins continueront sans doute longtemps de faire partie du spectacle. 

 

 

 




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