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Chat sauvage

Hors Wikimedia commons, Photos par votre webmastrice et ses co-administrateurs Gaëlle Denis et Nicolas Clément. Tous droits réservés
 

Le chat sauvage

"European Wildcat Nationalpark Bayerischer Wald 03" by Aconcagua (talk) - Own work. Licensed under CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:European_Wildcat_Nationalpark_Bayerischer_Wald_03.jpg#/media/File:European_Wildcat_Nationalpark_Bayerischer_Wald_03.jpg

 

Chats d’Afrique et d’Eurasie


Le chat sauvage ( Felis silvestris ) est une des 4 espèces du genre Felis et la plus répandue. Par le passé, des dizaines de sous-espèces de chat sauvage ont été décrites. Elles se basaient sur des critères géographies et morphologiques. Ont pouvait douter de la validité de certaines. Une étude menée en 2007, basée sur la génétique cette fois-ci, en a réduit le nombre à seulement 6 :
Felis silvestris silvestris, en Europe : chat sauvage européen, ou chat forestier, chat sylvestre

-Felis silvestris lybica, en Afrique du Nord, Proche et Moyen Orient : chat sauvage africain, ou chat ganté
Felis silvestris cafra, en Afrique australe : chat sauvage sud-africain, ou chat ganté
Felis silvestris ornata, en Asie : chat sauvage asiatique, ou chat orné

-Felis silvestris bieti, en Chine : chat de Biet, ou chat de Mongolie
Felis silvestris catus, partout où il y a des humains : chat domestique, issu de Felis silvestris lybica

Jeune chat sauvage européen et sa mère, Parc des Félins - Tous droits réservés

 

Détail des sous-espèces sauvages

Commençons pas celui qui vit chez nous en Europe, le chat sauvage européen ( Felis silvestris silvestris ), aussi appelé chat forestier ou chat sylvestre. Il semble être la sous-espèce originelle du chat sauvage. On a retrouvé des fossiles d’animaux déjà très proches du chat sauvage européen datant du Pléistocène. Comme son nom vernaculaire l’indique, ce petit félin affectionne la vie en forêt. Le chat forestier est plus gros que le chat domestique, avec un pelage gris à fauve plus ou moins rayé, motifs souvent flous chez l’adulte, et presque toujours un médaillon blanc sur le poitrail. La queue est épaisse, au bout arrondi, annelée de noir et terminée par un manchon noir. Autrefois présente de l’Europe de l’Ouest à l’Ouest de la Russie, cette sous-espèce a beaucoup décliné. On la rencontre encore en Ecosse, dans la péninsule ibérique, en Italie, dans l’Est de la France et l’Ouest de l’Allemagne, ainsi que l’Europe de l’Est, les Balkans, et la Turquie jusqu’au Caucase.

Chat sauvage européen, Parc des Félins - Tous droits réservés

La population écossaise, parfois classée comme une sous-espèce à part ( Felis silvestris grampia ), est la plus menacée, principalement en raison de l’hybridation avec les chats domestiques. On estime qu’il ne reste pas plus de 35 individus purs dans la nature ! Un programme d’élevage est mis en place depuis 2013 sur l’île de Cana afin de préserver des chats sauvages écossais purs. Le chat sauvage d’Ecosse se distingue de celui du continent par son pelage plus foncé, et des rayures plus marquées.

"Felis silvestris grampia" by Peter Trimming - 'Kendra'Uploaded by Mariomassone. Licensed under CC BY 2.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Felis_silvestris_grampia.jpg#/media/File:Felis_silvestris_grampia.jpg

Le statut des chats sauvages des îles de Méditerranée est assez discuté. On en rencontre en Sicile, en Sardaigne, en Corse et à Crète. Deux hypothèses peuvent expliquer la présence de chats sauvages sur ces îles : soit ils ont toujours été là, soit ils descendent de chats gantés apprivoisés apportés en Europe au Néolithique par les premiers agriculteurs, à une époque où la domestication du chat commençait tout juste. En fait, la génétique semble pointer vers…les 2 ! Les chats sauvages de Sicile seraient d’origine européenne, tandis que ceux de Corse et Sardaigne descendraient de chats domestiques introduits à l’époque romaine, et sont morphologiquement très proches du chat sauvage africain.

"Felis Lybica Sarda 03" by Gurtuju - Own work. Licensed under CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Felis_Lybica_Sarda_03.JPG#/media/File:Felis_Lybica_Sarda_03.JPG

Le chat sauvage africain, ou chat ganté ( Felis silvestris lybica ) se rencontre au Sahel, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Le chat dit de Gordoni, que l’on trouve dans certains zoos européen, appartient en fait à cette sous-espèce. Le chat ganté possède un pelage assez pâle, gris fauve à fauve, marqué de rayures : nettes sur les pattes, elles sont plus floues sur le reste du corps et se dissolvent en taches sur les flancs. La queue annelée se termine par un bout pointu et noir. Les chats gantés du Moyen-Orient possèdent assez souvent de courts pinceaux de poil aux oreilles. C’est un animal bâti tout en finesse, adapté aux milieux plutôt arides.

"Parc des Felins Chat de Gordoni 28082013 2" by Vassil - Own work. Licensed under CC0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Parc_des_Felins_Chat_de_Gordoni_28082013_2.jpg#/media/File:Parc_des_Felins_Chat_de_Gordoni_28082013_2.jpg

Le chat sauvage sud-africain ( Felis silvestris cafra ) n’est considéré comme une sous-espèce distincte du chat ganté que depuis très récemment. Il en est physiquement très proche, et fréquente lui aussi savanes et déserts. La génétique a toutefois révélé que les deux sous-espèces étaient séparées depuis plus de 100 000 ans.

"African Wild Cat (Felis lybica) (6559754405)" by Bernard DUPONT from FRANCE - African Wild Cat (Felis lybica). Licensed under CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:African_Wild_Cat_(Felis_lybica)_(6559754405).jpg#/media/File:African_Wild_Cat_(Felis_lybica)_(6559754405).jpg

 Le chat sauvage asiatique, ou chat orné ( Felis silvestris ornata ) vit de la mer Caspienne au Nord de l’Inde et en Asie centrale. On le rencontre principalement dans les milieux de steppe et de désert. Son pelage est gris fauve à fauve, marqué de tâches noires rondes. La queue, comme celle de tous les chats sauvages, est annelée et l’extrémité en est noire. Il possède comme tous les chats sauvages du continent asiatique des pinceaux de poil aux oreilles.


Le chat de Biet ( Felis silvestris bieti ) a longtemps été considéré comme une espèce à part avant que des analyses génétiques ne confirment qu'il s'agit en réalité bien d'une sous-espèce de chat sauvage. Il habite aujourd'hui les steppes montagneuses du Nord de la Chine et a disparu du Sud de la Mongolie. Le chat de Biet est un petit félin très rare et mal connu. Si les observations des autres sous-espèces de chat sauvage sont régulières, voire courantes selon les régions, lui, on ne le voit jamais. Tout ce qu'on sait du chat de Biet, on le sait de spécimens détenus dans des zoos chinois, souvent dans des conditions discutables, et de quelques peaux dans des musées. Le chat de Biet n'a été photographié dans la nature qu'une seule fois, en 2007, lorsqu'un piège photographique a réussi à brièvement capter son image.

"Chinese Mountain Cat (Felis Bieti) in XiNing Wild Zoo" by 西宁野生动物园 - Own work. Licensed under CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Chinese_Mountain_Cat_(Felis_Bieti)_in_XiNing_Wild_Zoo.jpg#/media/File:Chinese_Mountain_Cat_(Felis_Bieti)_in_XiNing_Wild_Zoo.jpg

 

Aux origines du chat domestique


Cela ne surprendra pas grand monde : le chat domestique a pour ancêtre . . . le chat sauvage ! On a longtemps pensé que le chat ganté ( Felis silvestris lybica ), sous-espèce africaine et arabique du chat sauvage ( Felis silvestris ) avait été domestiqué en Egypte il y a environ 5000 ans, pour au final donner naissance à notre fauve de salon, le chat domestique ( Felis silvestris catus ). Mais cela ne concorde pas avec certaines découvertes archéologiques. En 2004 a été découvert à Chypre près d'un squelette humain celui d'un chat, vieux de près de 9500 ans. Encore très proche du chat ganté, l'animal montre toutefois des signes indéniables de début de domestication. Chypre, ce n'est pas l'Egypte . . . alors au final, d'où vient le chat domestique ? Les études génétiques lèveront tous les doutes. Le chat domestique descend bien du chat sauvage africain, le chat ganté, mais n'a été domestiqué ni en Egypte, ni à Chypre, et il y a plus longtemps qu'on le pensait. Car les 600 millions de chats domestiques de par le monde descendent tous de seulement 6 femelles, apprivoisées il y près de 10 000 ans dans le Croissant Fertile, au Moyen-Orient !

Chat sauvage africain, Parc des Félins - Tous droits réservés

 

Apparences variées


L'aire de répartition du chat sauvage est vaste et il s'est adapté à différents milieux : savanes, déserts, forêts, montagnes, steppe . . . Il ne faut donc pas s'étonner de constater des variations dans son apparence. Les chats sauvages du Nord sont plus grands et massifs, avec un pelage épais tirant sur le gris. Les chats sauvages des régions plus chaudes, en Afrique, sont plus fin et plus petit, avec un pelage plus court davantage dans les tons fauve. Le pelage du chat sauvage est marqué de rayures ou de taches noires à brunes. La queue est toujours annelée, avec une extrémité noire. Une tache blanche orne souvent le poitrail, surtout chez le chat sauvage européen. Les 2 sous-espèces asiatiques présentent généralement de courts pinceaux de poil aux oreilles. Globalement, les chats sauvages les plus au Nord sont les plus grands et leur pelage tire davantage sur le gris, et ceux qui vivent le plus au Sud sont les plus petits, avec un pelage plutôt fauve. Des individus mélaniques ( entièrement noirs ) ont été signalés en Afrique et en Ecosse.

  "AfricanWildCat". Licensed under CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:AfricanWildCat.jpg#/media/File:AfricanWildCat.jpg

 

Cycle de vie


En Europe, la femelle chat sauvage met bas de mars à juillet après 56 à 63 jours de gestation. Elle n'a généralement qu'une portée par an, mais il arrive parfois qu'une chatte aie une 2ème portée à l'automne si elle a perdu la première. Les chatons sont de 1 à 6, mais généralement 3. Leur mère continue de les allaiter durant 3 mois et les jeunes la quitte à 5 ou 6 mois. Ils atteignent leur maturité sexuelle à 1 an. Un chat sauvage peut espérer vivre jusqu'à 15 ans. Pour les autres sous-espèces, les saisons de reproduction peuvent être différentes.

Jeune chat sauvage africain ( 5 semaines ), Parc des Félins - Tous droits réservés   

 

Proies


Le chat sauvage est un grand amateur de rongeurs. En France, sa proie principale est ainsi le campagnol. Il chasse aussi des insectes et de petits reptiles. Chez les chats sauvages étudiés au Portugal, le lézard était ainsi la troisième proie la plus chassée. Le chat sauvage chasse aussi des lapins et, beaucoup moins souvent, des oiseaux. Il lui arrive aussi parfois de s’attaquer à des poissons ou des grenouilles. Des chats sauvages ont également été observés chassant de plus grosses proies qu’eux : jeunes chevreuils en Europe, jeunes antilopes en Afrique. En cas de disette, il peut aussi se faire charognard.

"Felis silvestris silvestris" by Michael Gäbler. Licensed under CC BY 3.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Felis_silvestris_silvestris.jpg#/media/File:Felis_silvestris_silvestris.jpg

 

Question de taille


Le chat sauvage est un félin de petite taille. Il atteint 3 à 9 kg selon le sexe, la sous-espèce et le milieu, pour une taille comprise entre 65cm et 1m20 ( variant pour les mêmes raisons ), dont environ 30 à 40cm pour la queue. Les mâles sont plus grands que les femelles. Le chat sauvage mesure en moyenne 35 à 40 cm au garrot, 25cm pour le chat de Biet, plus trapu. La plus grande des sous-espèces est le chat de Biet, suivi du chat forestier, du chat orné puis du chat ganté. Le chat domestique est légèrement plus petit que son ancêtre sauvage le chat ganté.

"McTavish" by Peter Trimming - http://www.flickr.com/photos/peter-trimming/8752619241/. Licensed under CC BY 2.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:McTavish.jpg#/media/File:McTavish.jpg

 

Un petit prédateur face aux grands


Étant de petite taille, le chat sauvage doit faire face à d’autres prédateurs. En Europe, la prédation du lynx boréal sur le chat forestier est avérée. Le lynx s’attaque en particulier au chat sauvage lorsqu’il surprend celui-ci se nourrissant sur une de ses proies, mais il n’est pas rare que le lynx boréal tue des carnivores plus petits comme le renard ou le chat sauvage. Le chat ganté africain est quant à lui confronté principalement au caracal, qui n’hésite pas à attaquer ses cousins plus petits, chat sauvage ou chat à pieds noirs, mais aussi à de plus grands félins comme la panthère. Le chat orné d’Asie partage aussi son milieu avec la panthère, mais également avec le plus grand des félins, le tigre. Le tigre a déjà été observé croquant un chat rougeâtre, et il n’est pas exclu qu’il s’attaque de même à d’autres petits félins comme le chat sauvage.

"HanChat2" by GrottesdeHan - Own work. Licensed under CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:HanChat2.JPG#/media/File:HanChat2.JPG

 

Le chat sauvage et l’homme


Quand on parle du chat sauvage et de l’homme, on pense souvent au chat ganté d’Afrique et du Moyen Orient, ancêtre de notre chat domestique. Une relation qui dure depuis 10 000 ans ! Le chat orné asiatique a lui aussi parfois été apprivoisé. Selon certaines hypothèses, le croisement de chats ornés apprivoisés avec des chats domestiques issus du chat ganté serait d’ailleurs à l’origine de certaines races orientales. Les autres sous-espèces n’ont jamais été apprivoisées. Les chats de Biet détenus captifs ne supportaient guère la présence humaine. Quant au chat sauvage européen, même habitué à l’homme chaton, il pourra tolérer sa présence mais ne sera jamais affectueux comme un chat domestique.

"Felis silvestris Vadmacska" by Péter Csonka - http://www.csonkapeter.hu/. Licensed under Attribution via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Felis_silvestris_Vadmacska.jpg#/media/File:Felis_silvestris_Vadmacska.jpg


Le chat sauvage, une fois acclimaté à la captivité, se porte plutôt bien en zoo et des naissances régulières pourront avoir lieu. Seul le chat de Biet n’est actuellement pas présent en captivité, mais des spécimens ont existé dans des zoos chinois. En Europe, c’est surtout le chat sauvage européen qui est représenté, suivi des sous-espèces africaine, puis asiatique. Moins d’une dizaine de zoos possèdent des chats sauvages ( européens ou africains ) en France. On rencontre ces 2 sous-espèces au même endroit seulement au Parc des Félins, où des naissances ont lieu régulièrement.

Chat sauvage africain, Parc des Félins - Tous droits réservés

 

 Le chat sauvage dans la culture

Les plus anciennes traces des chats sauvages dans la culture remontent à l’Antiquité. En Egypte ancienne, les chats sauvages étaient autant vénérés que les chats domestiques, en tant que représentants et messagers de la déesse de la fertilité et de l’Amour Bastet. C’est toutefois en Europe qu’on retrouve le plus de traces du chat sauvage dans la culture. Déjà chez les Celtes, les chats sauvages étaient considérés comme des intermédiaires avec l’Autremonde, domaine des dieux et des ancêtres. Chez les vikings, le chat sauvage était associé à Freya, déesse de la beauté et de l’Amour. En Grèce antique, le chat sauvage est un des compagnons d’Artémis, déesse de la nature et de la chasse, et comme elle associé à la Lune.

« Freyja riding with her cats (1874) » par Ludwig Pietsch (1824-1911) — Murray, Alexander (1874). Manual of Mythology : Greek and Roman, Norse, and Old German, Hindoo and Egyptian Mythology. London, Asher and Co. This illustration is from plate XXXVII. Digitized version of the book by the Internet Archive, http://www.archive.org/details/manualofmytholog00murruoft Published earlier in Reusch, Rudolf Friedrich. 1865. Die nordischen Göttersagen.. Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Freyja_riding_with_her_cats_(1874).jpg#/media/File:Freyja_riding_with_her_cats_(1874).jpg

La terre par excellence du chat sauvage est l’Ecosse. Le félin y est aujourd’hui devenu rare, mais les écossais y sont très attachés, c’est leur symbole régional, et il a durablement marqué leur culture. Un des comtés des Highlands se nomme ainsi Caithness, soit « la terre du chat ». Le chef du clan Sutherland, un des plus importants en Ecosse, porte le titre de « grand seigneur des chats ». Enfin, plus d’une douzaine de clans écossais arborent un chat sauvage sur leurs armoiries.

"British Wild Cat" by Reg Mckenna from UK - British Wild Cat. Licensed under CC BY 2.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:British_Wild_Cat.jpg#/media/File:British_Wild_Cat.jpg


Menaces en Europe… ( extrait de mon article " Félins d'Europe menacés " )


Le chat sauvage  européen a longtemps été un mal-aimé. Au Moyen-âge et jusqu'à récemment, considéré comme un animal dangereux il était impitoyablement abattu. Une tradition consistait à le naturaliser avec une expression menaçante . . . Aujourd'hui, certains chasseurs continuent encore d'abattre illégalement ce petit félin aujourd'hui protégé. Il peut également lui arriver de tomber dans des pièges ou d'avaler des appâts empoisonnés destinés à d'autres animaux, le renard en particulier. On a déjà vu des chats sauvages mourir empoisonnés parce que des rongeurs, leurs principales proies, avaient ingurgité trop de pesticides. Mais la principale menace provient aujourd'hui d'ailleurs. Il s'agit de l'hybridation. En raison de croisements avec des chats domestiques, les souches pures de chat sauvage se font de plus en plus rares. Ainsi, plus de 80% des chats sauvages d'Ecosse sont en réalité des hybrides. Le chat sauvage regagne du terrain en Europe avec la reforestation, et il a été réintroduit en Suisse. Mais ce succès prend une tournure sombre car en s'approchant des hommes, le chat sauvage s'approche de ses cousins domestique. Et l'hybridation menace à terme la survie même de la sous-espèce originelle.

"Die Wildkatze in der Wildnis" by Michael Gäbler - Own work. Licensed under CC BY 3.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Die_Wildkatze_in_der_Wildnis.jpg#/media/File:Die_Wildkatze_in_der_Wildnis.jpg

 

Menaces en Afrique et en Asie…

Sans surprises, comme pour malheureusement tous les félins, l’homme est la principale menace qui pèse sur tous les chats sauvages. Le chat sauvage européen est celui qui a le plus souffert de la présence humaine, mais les chats sauvages d’Afrique et d’Asie n’ont pas été épargnés. Le chat de Biet est le plus rare, et on ne sait presque rien de lui. La principale menace pour lui vient sans doute de la disparition de son habitat, sur lequel l’homme empiète. Ce danger existe pour tous les chats sauvages, mais un autre fléau plus sournois affecte les 4 autres sous-espèces sauvages de Felis silvestris : l’hybridation avec les chats domestiques. Le problème existe partout où chats sauvages et chat domestique se côtoient : en France, en Espagne, en Afrique du Sud, au Kenya ou encore en Inde… Dans certaines régions, il n’existe même plus de spécimens purs. De grandes campagnes de stérilisation des chats errants, et d’élevage en captivité de chats sauvages purs, sont mises en place, mais malgré cela les hybrides gagnent chaque année du terrain, au détriment des véritables chats sauvages.

"African Wildcat-001" by Rute Martins of Leoa's Photography (www.leoa.co.za) - Own work. Licensed under CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:African_Wildcat-001.jpg#/media/File:African_Wildcat-001.jpg

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