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Chat doré africain

Photos Wikimedia Commons

Le chat doré africain

 

Chat doré


On l’appelait autrefois chat-pard, ce qui signifie " chat tacheté ", mais il est aujourd’hui bien plus connu sous le nom de chat doré ( chat doré africain, chat doré d’Afrique ). Pourquoi « chat doré » ? La réponse vient tout simplement de la couleur du pelage de ce félin. Les teintes en sont très variées. Le fond du pelage varie du roux au gris, en passant par diverses nuances intermédiaires. Il peut être uni ou tacheté. Certains chats dorés possèdent un pelage presque complètement uni, d’autres ont de petites taches légèrement plus foncées que le fond du pelage, seulement sur les pattes et l’abdomen ou sur tout le corps, d’autres enfin arborent de belles ocelles. On trouve davantage de spécimens tachetés d’ocelles dans l’Ouest de l’aire de répartition de l’espèce. Mais peut importe sa couleur, le pelage du chat doré conserve toujours un reflet doré, auquel l’espèce doit son nom. L’extrémité de la queue et le revers des oreilles sont toujours plus foncés que le reste du pelage, et le dessous du corps est plus clair, crème à blanc. On a déjà recensé des spécimens mélaniques, entièrement noirs.

 

Le chat des forêts d’Afrique


Amérique du Sud, Asie . . . sur les autres continents possédant des étendues de forêt tropicale, plusieurs espèces de petits félins y ont élu domicile. Un seul petit félin vit dans les forêts équatoriales d’Afrique : le chat doré. Un grand félin, la panthère, s’y rencontre aussi, mais ce n’est qu’un des nombreux milieux auxquels elle s’est adaptée. Seul le chat doré est endémique des forêts africaines. On le trouve du niveau de la mer jusqu’à 3000 mètres d’altitude, dans des étendues forestières plus ou moins denses. Solitaire et essentiellement nocturne, c’est un félin très discret. Vivant de plus dans un milieu peu accessible, il n’est étudié que depuis une dizaine d’années et peu de choses sont connues à son sujet. La première photo d’un chat doré dans la nature n’a ainsi été prise qu’en 2002.

A ne pas confondre avec . . .


Il n’existe pas qu’un félin qu’on nomme « chat doré ». Il y a le chat doré africain bien sûr, mais aussi 2 espèces de petits félins d’Asie, le chat de Temminck, ou chat doré asiatique, chat doré d’Asie, et le chat bai, parfois appelé chat doré de Bornéo. Des 2, le chat de Temminck est celui qui fait le plus penser au chat doré d’Afrique. Très similaires en apparence, ces espèces ne sont pourtant pas directement apparentées. Leur ressemblance est due à un phénomène d’évolution convergente : vivant dans des milieux similaires, ils ont fini par devenir semblables l’un à l’autre. A part ça, ils sont assez éloignés. Le chat de Temminck est proche du chat bai et du chat marbré, avec lesquels il compose le genre Pardofelis, uniquement asiatique, tandis que le chat doré africain est parent du caracal et du serval, comme lui apparus en Afrique.

 

Classification


On a longtemps considéré le chat doré comme à part, et il a même un moment eu son propre genre, Profelis. Toutefois, la génétique l’a démontré assez apparenté à une autre espèce pour qu’on le classe dans le même genre. Proche parent du caracal, il est donc lui aussi classé dans le genre Caracal, avec comme nom scientifique Caracal aurata ( à noter : aurata signifie « doré » en latin, référence aux reflets dorés du pelage de ce chat ). Caracal et chat doré sont également étroitement apparentés au serval, qui reste tout de même un original méritant son genre à lui tout seul. Contrairement à ses 2 cousins, le chat doré n’est pas un félin de savanes mais de forêts. Ainsi, s’il conserve des traits avec le caracal, il a finit par s’en distinguer physiquement : corps moins élancé, queue plus longue, oreilles moins grandes et dépourvues de pinceaux de poils. On ne peut toutefois nier la parenté des 2 espèces. En particulier dans sa variante au pelage fauve uni, le chat doré ressemble de façon frappante au caracal. On distingue 2 sous-espèces de chat doré : Caracal aurata aurata en Afrique centrale et Caracal aurata cottoni en Afrique de l’Ouest.

« FelisAurataKeulemans » par John Gerrard Keulemans — Proceedings of the Zoological Society of London 1873 (web). Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons - https://commons.wikimedia.org/wiki/File:FelisAurataKeulemans.jpg#/media/File:FelisAurataKeulemans.jpg

Cycle de vie


On ne sait pas grand-chose du cycle de vie du chat doré. Ce qu’on a appris, on le sait grâce aux naissances ayant eu lieu par le passé en captivité. Après une gestation de 73 à 75 jours, la femelle donne naissance à 1 ou 2 chatons. Ceux-ci grandissent très rapidement. Ils ouvrent les yeux à une semaine, savent marcher à 2 et à 3 semaines courent et bondissent déjà avec agilité. Ils commencent à manger de la viande vers 6 semaines. Ils atteignent leur maturité sexuelle à 18 mois. On ignore quelle est la longévité d’un chat doré à l’état sauvage. Des spécimens captifs ont vécu jusqu’à 12 ans.

Taille


Le chat doré fait à peu près le double d’un chat domestique. Il est donc nettement plus petit que l’autre félin partageant son milieu, la panthère. Les deux carnivores n’entrent ainsi pas en concurrence. On les trouve même fréquemment aux mêmes endroits, ce qui vaut au chat doré le surnom local de « frère du léopard ». Le chat doré mesure généralement un peu plus de 1 mètre de long, mais sa longueur totale peut varier de 90 cm jusqu’à 1 mètre 40, dont 16 à 40 cm pour la queue, relativement courte. Le chat doré mesure de 38 à 55 cm au garrot et peut peser de 8 à 19 kg. Cela peut beaucoup varier selon les régions. Les mâles sont légèrement plus grands que les femelles.

Proies


Le chat doré africain est un chasseur solitaire et essentiellement nocturne. Il a parfois été observé chassant de jour mais préfère généralement se reposer dans un arbre la journée pour sortir chasser la nuit. Bien qu’étant un habile grimpeur, les arbres lui servent presque uniquement d’abris, et il ne traque ses proies qu’au sol. Les petits rongeurs composent près de la moitié de son alimentation. Le reste consiste en petites antilopes, oiseaux et singes. Le chat doré est également réputé voler les proies des aigles. Il peut se faire charognard si une bonne occasion se présente à lui.

Trésor en danger


Le chat doré a longtemps été chassé pour sa fourrure aux reflets d’or. C’est moins le cas aujourd’hui. Les chasseurs étrangers sont moins nombreux qu’avant dans les régions où vit le chat doré africain, et tuer ce félin est tabou pour la grande majorité des tribus locales. Cette donne a été bénéfique au chat doré, dont le statut UICN a même été révisé, passant de vulnérable encore en 2002 à quasi menacé en 2008. L’espèce semble même se porter très bien là où existent encore de vastes étendues de forêt vierge. Là où la forêt est encore bien présente . . . car comme malheureusement toutes les forêts tropicales, et bien qu’on en parle beaucoup moins que de l’Amazonie ou de l’Asie-du-Sud-Est, la forêt équatoriale africaine disparaît. Le chat doré perd son milieu naturel, et à l’instar de nombreux félins c’est là la principale menace qui pèse aujourd’hui sur lui.

 

Des effectifs en baisse


La déforestation, davantage aujourd’hui que la chasse, constitue une importante menace pour le chat doré africain. Entre 1994 et 2009, les effectifs de l’espèce ont chuté de presque 12%, et on estime aujourd’hui à pas plus de 10 000 le nombre de chats dorés dans la nature.
En captivité, le chat doré a toujours été rare. Malgré quelques cas de reproduction dans des zoos, les lignées captives se sont éteintes. Il n'existe actuellement plus qu'un seul chat doré en captivité.

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