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Plongée en Amazonie

Pour ce deuxième concours photo sur Un Monde de Félins… On l’appelle « poumon de la planète », « enfer vert »…la jungle amazonienne abrite pas moins de 6 espèces de félins !

Place aux gagnants, avant d’en apprendre un peu plus sur l’Amazonie et ses félins !

Passez la souris sur les photos pour voir le nom des gagnants et cliquez pour accéder aux sites web / pages Facebook.

Gagnants par les votes

Geneviève Hamelin - Salto, jeune jaguar du Parc des Félins

Ludivine Lepiller - Maroni, ocelot du Parc des Félins

Coups de cœur des administrateurs

Aurélie Laurent - Aramis, jaguar noir du Parc zoologique de Paris

Frédéric Biard - margay du Parc des Félins

L’Amazonie

Après la taïga sibérienne, la jungle amazonienne d’Amérique du Sud est la deuxième plus vaste forêt au monde. Elle rassemble près de la moitié des étendues de forêt tropicale humide de la planète, et constitue le plus riche réservoir de biodiversité au monde. 60% de la forêt amazonienne se trouve au Brésil, mais elle s’étend aussi sur le Pérou, la Colombie, le Venezuela, l’Equateur, la Bolivie, le Surinam, le Guyana et…la France, avec son département d’outre-mer la Guyane ! L’Amazonie tient son nom du fleuve Amazone, le plus grand cours d’eau du monde. La principale menace pour ce milieu extraordinaire et toutes les espèces qui le peuplent à ce jour : la déforestation. Au Brésil principalement, la forêt est défrichée pour laisser place aux cultures de soja qui alimenteront l’Occident et à l’élevage extensif. Un autre problème est particulièrement prégnant par exemple en Guyane française : les chercheurs d’or, qui détruisent la forêt et polluent les cours d’eau au mercure, métal très toxique. 

Par Artur Warchavchik — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=40642796

Le jaguar (Panthera onca)

Le jaguar est le plus imposant des félins américains, et le seul à faire partie de la sous-famille des grands félins (Pantherinae). C’est aussi le troisième plus gros félin, après le tigre et le lion. Le jaguar possède également les plus puissantes mâchoires de tous les félins, ce qui lui permet de transpercer carapaces de tortus et crânes, même les plus épais. Le jaguar est d’ailleurs le seul carnivore capable de s’attaquer aux deux autres plus grands prédateurs d’Amazonie : le caïman et l’anaconda. Malgré sa puissance, et bien que les autochtones l’ai vénéré, le jaguar est aujourd’hui menacé, par la déforestation et le braconnage, et les effectifs du grand félin américain ne sont plus estimés qu’à 30 000 individus.  Il ne subsiste plus que 2 populations importantes : celle du Pantanal (vaste marais du Sud du Brésil) et celle d’Amazonie.

Par Bart van Dorp — Flickr, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=31569880

Le puma (Puma concolor)

Il a beau être presque aussi gros que le jaguar, ne vous y fiez pas : le puma fait bien partie des petits félins (Felinae) ! Sous-famille dont il est le plus imposant représentant. On voit souvent le puma comme un félin plutôt nord-américain, mais il est en réalité plus répandu en Amérique du Sud, où il a été vénéré au même titre que le jaguar, et l’Amazonie en abrite la plus importante population. Les pumas amazoniens sont plus petits et plus foncés que leurs congénères d’Amérique du Nord ou des Andes, et il n’est même pas rare que les adultes conservent des motifs plus ou moins nets rappelant les taches des jeunes, meilleur camouflage qu’un pelage complètement uni et pâle en milieu forestier. Les pumas d’Amazonie chassent aussi souvent de plus petites proies qu’ailleurs, de manière à ne pas concurrencer le plus gros félin du coin : le jaguar. Le puma est strictement protégé sur toute son aire de répartition amazonienne et peu victime du braconnage car sa fourrure unie n’intéresse pas, heureusement pour lui. La principale menace pour cette population vient donc de la déforestation.

Par TontiTonti — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=40526928

Le jaguarondi (Puma yagouaroundi)

Comme son nom ne l’indique pas, le jaguarondi est le plus proche parent vivant du puma. Ce félin de petite taille aux allures de loutre ou de belette possède comme son cousin puma un pelage uni. La fourrure du jaguarondi varie du roux au brun foncé. Contrairement aux autres petits félins sud-américains le jaguarondi est principalement diurne. Autre particularité, ce félin semble particulièrement sociable et on peut voir des jaguarondis chasser en couples. Bien que peu chassé en raison de sa fourrure généralement terne, le jaguarondi a vu son habitat se morceler en raison de la déforestation, et, même s’il reste assez répandu, on estime que seule la population de jaguarondis d’Amazonie est encore viable à long terme.

Par Fábio Manfredini — http://www.flickr.com/photos/fabiomanfredini/6067174380/in/set-72157627948241922/, CC BY 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=20633100

L’ocelot (Leopardus pardalis)

Pouvant atteindre 18kg, l’ocelot est le plus gros des chats sauvages du genre Leopardus, les tachetés d’Amérique du Sud. Ce petit félin relativement massif possède un beau pelage fauve marqué d’ocelles, ses pattes sont puissantes et sa queue relativement courte. L’ocelot évolue principalement au sol. Il s’est adapté à la plupart des milieux d’Amérique du Sud, ce qui en fait le félin le plus répandu du continent, et aussi celui qui se porte le mieux. Jusqu’à 200 000 peaux étaient exportées par an dans les années 1960-1970, mais avec l’interdiction de la chasse, l’ocelot va mieux et on estime la population actuelle à jusqu’à 1,5 millions d’individus, ce qui en fait certainement le félin sauvage avec les effectifs les plus importants. 

Par Danleo — Self-published work by Danleo, CC BY 2.5, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=957755

Le margay (Leopardus wiedii)

Le margay ressemble beaucoup à l’ocelot, mais peut se reconnaître à sa stature plus fine, sa très longue queue et ses grands yeux bruns de félin essentiellement nocturne, car ses habitudes sont très différentes de celles de son cousins. Le margay chasse de nuit et presque uniquement dans les arbres toutes sortes de petites proies. Ce poids plume à peine plus grand qu’un chat domestique, mais plus léger, est le plus agile des félins, capable d’acrobaties étonnantes comme courir à l’envers des branches, se suspendre par une seule patte arrière ou descendre un tronc la tête en bas à toute vitesse. Lui aussi a été très chassé pour sa fourrure tacheté mais, plus spécialisé, a plus de difficultés à se remettre que l’ocelot. On ne le rencontre qu’en forêt, et la principale menace vient donc de la déforestation.

Par Malene Thyssen (User Malene) — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=1261721

L’oncille (Leopardus tigrinus)

L’oncille, une autre tachetée, est le plus petit des félins d’Amazonie, et ressemble à un ocelot miniature, si ce n’est que son pelage peut arborer une teinte plus brun-clair que fauve, et que les ocelles sont plus petites, la queue plus longue également et la stature plus fine. On la rencontre dans les forêts d’altitude et la forêt tropicale humide, où elle chasse de nuit toutes sortes de petites proies. Elle doit toutefois faire concurrence à ses cousins ocelot et margay, et est donc moins répandue dans les forêts de plaine, comme la jungle amazonienne, que dans les forêts d’altitude où ceux-ci sont absents. Elle aussi a été victime de la chasse mais est aujourd’hui protégée. Comme toujours, la déforestation reste le plus grand danger pour l’espèce.

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